L'album

Breizh Eo Ma Bro marque un véritable hommage à la Bretagne et son patrimoine où le respect de la terre, des traditions, des valeurs se mêlent en musique de façon harmonieuse autour d’une direction artistique, mélodieuse, poétique … Cet album s’apparente à un passage de témoin culturel entre les générations. L’album comprend 15 reprises de titres bretons authentiques interprétés en duo voir en trio par des artistes de Bretagne pour la plupart. Le Bagad de Lann-Bihoué est le résultat d'une collaboration détonante entre les talentueux Boulevard des airs et l'ancestrale et emblématique Bagad de Lann-Bihoué. Le résultat est surprenant et pousse à la rêverie.

Bro Gozh Ma Zadoù est le premier titre de l’album. Il marque un véritable hymne à la Bretagne. Ce chant solennel, émanant du plus profond de l’âme, marque le ciment entre générations, styles, pensées. « Bro Gozh Ma Zadoù », chant populaire ancestral, est, de l’avis de tous, l’une des plus belles chansons pour représenter ce bout de paradis…

Le Bagad de Lann-Bihoué est le résultat d’une collaboration détonante entre les talentueux Boulevard des airs et l’ancestral et emblématique Bagad de Lann-Bihoué. Le résultat est surprenant et pousse à la rêverie…

Vidéos

Le Bagad de Lann-Bihoué

Boulevard des airs & le Bagad de Lann-Bihoué chantent "Le bagad de Lann-Bihoué" (clip officiel)

Bro gozh ma zadoù

Alan Stivell, Gilles Servat, Tri Yann, Louis Capart, Soldat Louis, Renaud Detressan, Gwennyn, Clarisse Lavanant, Rozenn Talec & Cécile Corbel chantent le "Bro gozh ma zadoù" (clip officiel)

La galerie

Oliver de Kersauson

Olivier de Kersauson© Emmanuel Pain

Didier Barbelivien

Didier Barbelivien© Laure Barbelivien

Gwennyn

Gwennyn© Eric Legret

Raphaël

Raphaël© Joël Haroche

Miossec

Miossec© Yann Orhan

Jane Birkin

Jane Birkin© Nico Bustos

Boulevard des airs

Boulevard des airs© Pixbynot

Tri Yann

Tri Yann© Xavier Trochu

Laurent Voulzy

Laurent Voulzy© Abergel

Alan Stivell

Alan Stivell© Rod Maurice

Le Bagad de Lann Bihoué

Le Bagad de Lann Bihoué© Rod Maurice

Cécile Corbel

Cécile Corbel© Rod Maurice

Clarisse Lavanant

Clarisse Lavanant© Rod Maurice

Dan Ar Braz

Dan Ar Braz© Rod Maurice

Louis Capart

Louis Capart© Rod Maurice

Renan Luce

Renan Luce© Rod Maurice

Rozenn Talec & Gilles Servat

Rozenn Talec & Gilles Servat© Rod Maurice

Soldat Louis & Renaud Detressan

Soldat Louis & Renaud Detressan© Rod Maurice

Clarisse Lavanant & Dan Ar Braz

Clarisse Lavanant & Dan Ar Braz© Francis Puydebois

Clarisse Lavanant, Dan Ar Braz, Rozenn Talec, Gilles Servat et Sylvain

Clarisse Lavanant, Dan Ar Braz, Rozenn Talec, Gilles Servat et Sylvain de Boulevard des airs© Francis Puydebois

Gilles Servat & Rozenn Talec

Gilles Servat & Rozenn Talec© Francis Puydebois

Live Breizh

Live Breizh© Francis Puydebois

Louis Capart & Tri Yann

Louis Capart & Tri Yann© Francis Puydebois

Tri Yann & Louis Capart

Tri Yann & Louis Capart© Francis Puydebois

Olivier de kersauson le conteur

Breizh eo ma bro

Les mots sont trop petits pour parler de l’immensité de l’amour. Le pays est trop grand pour qu’on puisse le décrire, l’émotion est trop forte pour qu’ils puissent en parler. C’est juste quelque chose qui ressemble à une complainte et qui pourtant n’en est pas… C’est un hymne. On y met de la force, on y met du cœur, Breizh ma bro... Ma bro ! Ma Bretagne. C’est « ma », c’est pas « la » Bretagne c’est ma Bretagne. En breton le texte est souvent difficile à comprendre… Mais si on a la chance d’en écouter le rythme derrière tout cela, la force, l’amour immense, fort et pudique, violent et discret, tout en même temps, incompréhensible et merveilleux ! Ô Breizh ma bro !

Terres d’Irlande

Quand Stivell parle de l’Irlande, il parle de la mer, il parle de la terre… Il parle du vert trop fort qui luit toujours sur les pluies qui viennent de passer dans ce pays où les nuages noirs ne cessent de défiler, presque toute l’année. Parfois il y a des bleus de l’été mais ça ne dure pas longtemps… Mais rien ne dure longtemps en Irlande. C’est pour ça qu’en Irlande, on aime à parler comme le raconte la chanson : de l’amour, de l’amour qui va naître, de la peur qui apporte un monde nouveau mais il y a toute les blessures du passé, tous les souvenirs de la souffrance. Et puis cette Irlande qui elle, continue à traverser le monde, traverser les siècles. Souvent, les îles sont des sortes de bateaux immobiles mais l’Irlande est le bateau immobile dans le temps de l’histoire de la souffrance et des hommes.

Le son du Bagad

Le Bagad de Lann-Bihoué c’est un orchestre militaire, composé de caisses claires, de sonneurs avec des bombardes et de binious et de cornemuses. Et en fait, c’est la musique celtique bretonne. Cette musique amenait au départ… au départ une sorte de nostalgie, aux arrivées une forme de joie et d’allégresse. C’est-à-dire que le son du bagad appelait aux hommes qu’ils allaient partir pour longtemps. Le son du bagad leur expliquait qu’ils étaient revenus… pour longtemps aussi peut-être.

La complainte de Porzh Koton

Porzh Koton : c’est une complainte, faite pour voix érayées, corps cassés, fatigue de l’aube, désespoir du soir, nuit sans lune. Port Coton c’est une impasse définitive et il y a quelque chose de fort, de prenant et en même temps de délicieux parce que… Mieux vaut danser sur les tables ! Mieux vaut danser sur les tables, j’adore !

Prélude à « la hargne au cœur »

La hargne c’est cette espèce de colère sourde qui ne se formule pas, mais qui vit de façon intense et qui naît de cette terre de brume et de ce bord de mer battu par les océans. C’est cet espèce de courage silencieux, une sorte de fermentation sourde du désir fort de se battre et de ne pas s’avouer vaincu quoi qu’il arrive… C’est ça la hargne au cœur ! Fermez les yeux et écoutez… C’est pas une plainte, c’est juste un désir… Violent !

Prélude à « la mémoire et la mer »

La mémoire et la mer… L’illustration musicale dense et forte de mots emmenés par le magicien Léo Férré qui fait des naufrages de varech, des histoires sombres qui dégoulinent dans des textes incertains et pourtant derrière tout ça se dégage la force violente. La force violente d’un homme qui a tellement compris la mer qu’il peut la chanter avec des mots qui se bousculent, qui se construisent de façon extraordinaire. Le souffle de l’océan pénètre sa voix et sa musique. Il est le témoin, il est l’acteur, il est l’auteur… Il est l’océan pendant quelques instants puis disparait comme les vagues car le propre de la vague c’est d’arriver sur le sable et se retirer presque en silence.

Prélude à « Borders of Salt »

Borders of Salt, Borders of Sand. Frontières de sel, frontières de sable… J’adore cette formule ! C’est bien une formule de ces terres d’Irlande qui ressemblent à tout sauf à des limites. On parle de frontières dans un monde où, parce qu’il est fort, parce qu’il est dense, parce qu’il existe. Mais quand on y vit, on n’a pas l’impression de frontières, on n’a pas cette notion d’enfermement. C’est peut-être la découverte de ces limites que la chanson exalte. Frontières… Frontières de sable, frontières de sel… Limites que je ne peux pas atteindre mais que je vois, que je devine, qui m’enchantent, criblé de rêves…
L’ensemble des expressions de cette chanson sont très touchantes parce que... Il y a de la souffrance, de la force, une extraordinaire légèreté. Légèreté de souffrir, légèreté de celui qui accepte de vivre dans un monde où lorsque l’on regarde vers le ciel qui est noir et où roule les nuages, regard au bord de la mer… Frontières de sel, frontières de sable. Et cette partie-là de la chanson, à mon avis, est très touchante. Accompagnée après de la cornemuse, elle donne toute la nostalgie, toute la profondeur. La nostalgie d’Irlande, ce n’est pas la nostalgie du pleur, ou plutôt si… C’est une nostalgie qui a trop pleuré. Lorsque les larmes n’ont plus de sens, à ce moment-là, c’est tous le décor et tout le fond de cette chanson qui compte. Demain, demain… On pourra devenir heureux et je trouve qu’il y a une nostalgie énorme et en même temps … Pas de tendresse mais que d’abandon ! Frontières de sel, frontières de sable…

Courir les îles

J’ai passé ma vie à courir les mers et à, en fait, aussi courir les iles. L’île c’est un monde presque parfait. C’est un monde entouré d’eau, c’est une synthèse. C’est toutes les îles du monde en une chanson ! Je crois que je ne reverrai jamais une île sans penser à cette chanson. C’est drôle de découvrir ça si tard mais c’est tellement fort, tellement magnifique, il y a tout ce qu’est une île dans cette chanson écrite par Caradec ! Il y a quelque chose de sorti de la pluie… Les îles sortent toujours d’un morceau d’horizon.

Prélude à « Sein 1940 »

L’ile de Sein, c’est une chanson sur une très belle histoire. Le général de Gaulle réunit tous ceux qui ont quitté la France pour le retrouver. Dans la réunion, il y a à peu près 150, 200 personnes, il y en a 100 qui viennent de l’île de Sein.
A ce moment-là, le général de Gaulle a une formule formidable, il dit « je ne savais pas que l’île de Sein était la moitié de la France ».

Tonnerre de Brest

Le Tonnerre de Brest c’est pas seulement le juron du capitaine Haddock. Ce n’est pas du tout ça. Le Tonnerre de Brest c’est ce canon que l’on tirait lorsqu’un bagnard c’était évadé. Puisque le port de Brest a été construit par les gens du bagne. Et le Tonnerre de Brest c’est le canon. Et lorsqu’on tirait le canon, à ce moment-là tous les chasseurs de prime se mettaient en route pour récupérer le bagnard. Mais la chanson « Tonnerre de Brest » je l’aime bien car elle explique sans la raconter cette ville insaisissable et improbable qu’est Brest. Située à la pointe du Finistère, avec cette rade dont le goulet est si fort, si resserré, où tous les vents du large viennent pour pleuvoir sur cette ville comme s’ils étaient bouleversés de voir apparaître cette rade et la beauté de cet endroit. Brest c’est la Bretagne sauvage, la Bretagne du Nord, la Bretagne qui, lorsque moi j’étais petit on se mettait sur la pointe des pieds pour essayer de voir l’Amérique parce c’était notre horizon à atteindre au-delà de l’Atlantique. Brest c’est une chanson dont les mots ne se terminent jamais.